Premier tour : mes pronostics (Conf. Ouest)

•avril 19, 2008 • 2 commentaires

1er, 57-25 vs 8ème, 50-32

L.A Lakers / Denver

Envers et contre tout, les gangsters du Colorado ont raflé le huitième strapontin au nez et à la barbe de Baron Davis et sa bande. Inutile de s’attrister sur le sort des Warriors, les fans de la Bay pourront se consoler avec ce premier tour. A priori les Lakers possèdent l’équipe parfaite pour démonter les Nuggets : le meilleur joueur du monde (Kobe Bryant, what else?), un pivot hyper talentueux qui veut à tout prix atteindre le second tour (Pau Gasol), un coach légendaire (Phil Jackson) et une poignée de seconds couteaux pas tous maladroits. L’absence prolongée d’Andrew Bynum ne semble pas trop déplorable : le killer instinct de Black Mamba, qui adore violer Denver, devrait à lui seul tuer le suspens. Néanmoins, ne vendons pas la peau de l’ours : Iverson se la joue maestro cette saison, il adore endosser le rôle du trouble-fête. Si Carmelo Anthony parvient à demeurer sobre sur le parquet, que la paire Camby / K-Mart agresse le pivot barbu, et que JR Smith débarque du banc avec des ressorts sous les sneakers, qui sait? La fin de saison l’a démontré, les poulets ne se laisseront pas abattre si facilement. Enfin, à la place de Georges Karl, j’enverrais quelques jolies vélines frapper à la porte de la chambre d’hôtel du numéro 24…
Pronostic: 4-2 LAL

4ème, 54-28 vs 5ème, 55-27

Utah / Houston

Scénario : Houston surprend son monde en enchaînant 22 victoires consécutives sans le big chinois, parti violenter du tibétain. Tracy McGrady assure grave, son dos le laisse tranquille. Les joueurs d’Adelman impressionnent en défense, les jeunes pousses ne se démontent pas sur le tertere. Du côté de Salt Lake, le Jazz réalise une saison tranquille, comme Jerry Sloan les aime. Le ticket Deron / Boozer enchaîne les pick‘n roll aussi facilement que Stockton et Malone. L’ambiance dans le vestiaire et aux antipodes de celle qui a suivie l’élimination contre les Spurs, normal Giricek n’est plus et Kirilenko s’en tape depuis qu’il a glané l’Euro. Le printemps pointe son museau, les deux franchises repartent pour un tour (de Playoffs). Supportés par un public de feu, les Rockets décollent et dominent les débats à la maison. 2-0. Le Texas y croît dur comme fer. Dommage, Utah est invincible dans sa grotte et rattrape le retard plus rapidement que la tortue dépasse le lièvre. 2-3. T-mac doute, le signe indien refait surface. Les mormons en profitent et assènent le coup de grâce au Toyota Center. Okur et Booz terminent la série avec 19 rebonds de moyenne chacun, peut-être que Yao aurait été utile. Rick Adelman va relire «La défense pour les Nuls» et McGrady peut aller (re) chialer en conf’ de presse. L.O.O.S.E.R, six lettres, six games.
Pronostic: 4-2 Utah.

3ème, 56-26 vs 6ème, 55-27

San Antonio / Phoenix

Bandant. Aussi excitante que la paire de fesse de Vida Guerra, cette série sent la poudre, le sang, la mort. Interdiction de perdre des deux côtés sous peine d’un bide retentissant. Les Spurs visent le back-to-back, Pop’ refuse d’admettre qu’il laisse son roster flâner un an sur deux. Les Suns ont acheté un Shaq empressé de faire taire les détracteurs, profitent des jambes de Hill et Nash (ça va pas durer éternellement), en plus de lâcher le fauve Stoudemire. Ce dernier, ennemi public numéro 1 de Bruce Bowen, explose tous les obstacles qui osent le défier. Sauf que cette fois, le maître Tim Duncan ne l’entend pas de cette oreille. Inutile de précise le rôle primordial et crucial de Tony Parker, qui aura pour mission de scorer un max puisque Shawn Marion ne sera plus là pour barrer le chemin du panier. Trop d’éléments interviennent, il faudrait au moins deux pages d’analyses pour cerner cette opposition. Une petite pièce sur les Texans, le momentum est de leur côté en s’attardant sur les dernières confrontations… Et Big Shot Rob, en hibernation depuis son plaquage sur Nash, n’attend que le dernier shoot du G7.
Pronostic: 4-3 San Antonio

2ème, 56-26 vs 7ème, 51-31

New Orleans / Dallas

L’heure de gloire. Les Hornets culminent au sommet : une saison époustouflante et contre toutes attentes, des éloges à n’en plus finir, une postérité acquise, l’avenir dans les mains. Chouchou légitime de Stern, Chris Paul, meilleur jeune guard de l’Histoire, attend la post-saison de pied ferme. La Nouvelle Orleans retient son souffle. Néanmoins, jamais le facteur «flop» ne m’a paru aussi élevé (si, les Mavs l’an passé). Imaginez un Peja hanté par son tragique airball de l’air Kings. Imaginez Chandler et West dépassés par l’évènement, craquant psychologiquement. Imaginez un banc amorphe et pas à la hauteur des prétentions. Imaginez un CP3 à bout de souffle, dont les stats ‘bronesques n’inversent pas la balance. Pire, Dallas sort les crocs. Dirk a repris confiance en lui, un an après son regard s’illumine à nouveau et ses fade-away terminent sur des ficelles. Jason «100 triple-doubles» Kidd préparé à mourir sur le parquet afin de s’offrir une tournée d’adieu digne de son rang. Avery Johnson habitué de ces situations, avec son job sur la table. Enfin, un proprio mégalo qui n’admettra pas une nouvelle débandade. Naturellement, nous n’oserons pas imaginer une telle tournure des évènements. Byron Scott est prévenu, plus dure sera la chute.
Pronostic: 4-3 New Orleans

Premier tour : mes pronostics (Conf. Est)

•avril 19, 2008 • Laisser un commentaire

1er, 66-16 vs 8ème, 37-44

Boston / Atlanta

Après neuf longues années de disette, les Hawks reprennent courageusement leur envol. Les minots d’Atlanta ont enfin confirmé un certain potentiel basketballistique en accrochant le dernier strapontin pour les Playoffs. Première véritable expérience pour la majorité de l’effectif donc, et pas des moindres puisqu’en face se dresse seulement Hulk. Le Big Three de Boston a faim de bagues et compte bien dévaster toute la conférence Est. Au minimum. L’occasion rêvée pour Joe Jonhson de prouver ses qualités de leader, et accessoirement tenter l’upset du millénaire. Ne nous voilons pas cependant la face : même si les Horford, J-Smoove & Co’ proposent un jeu spectaculaire et virevoltant, ils risquent d’être croqués par la défense acharnée ainsi que le réalisme des Cs. Seule véritable inconnue : la capacité du banc de Boston à suppléer le gargantuesque cinq majeur, relativement satisfaisant en saison régulière ; sans oublier les cojones de Doc Rivers, à qui l’échec est simplement prohibé. Concluons en métaphorisant : le géant vert va déguster un épi de maïs en guise d’apéro.

Pronostic: 4-0 Boston

4ème, 45-37 vs 5ème, 43-39

Cleveland / Washington

Jamais 2 sans 3, en piquant l’incipit du Pred national. L’armada de cavaliers, emmenée par LeBron, James, LBJ et #23. Les arrivées conjointes des décevants Delonte West, Wally World et little Ben Wallace n’ont finalement pas changé la face de la franchise : LeBron all the way. En même temps, l’ailier bionique a défoncé les défenses jusqu’en Finals l’an passé, alors pourquoi changer une formule efficace? Justement, les Wizards crient revanche. Les lancers-ratés de Gilbert Arenas en 2006 restent en travers de sa gorge, pas moins que l’overdose de blessures en 2007. En parlant d’infirmerie, le trio Hibaichi / Butler / Jamison va devoir retrouver des sensations extrêmement vite, sous peine de subir une sanguinaire sanction. Ajoutons la célèbre théorie du cercle qui se referme : jamais 2 sans 3. Deshawn Stevenson va regretter de l’avoir un peu (trop) ouverte.
Pronostic: 4-3 Cleveland

3ème, 52-30 vs 6ème, 41-41

Orlando / Toronto

Il serait temps que D12 domine. C’est bien gentil d’aligner des dunks barbares, de s’adjuger un Slam Dunk Contest en faisant le guignol, ou de frimer avec ses épaules de déménageur serbe (version black) biberonné à la créatine. Par contre, à la ligne «bousiller l’adversaire en Playoffs», Dwight Howard n’a pas encore coché la case. La saison explosive d’Hedo Turkoglu, la présence toujours gênante – bien que discrète – de Rashard Lewis devraient l’aider grandement dans sa tâche. Attention tout de même aux Raptors. Calderon et Anthony Parker ont la victoire dans le sang. L’Espagnol, a.k.a « 58 assists pour 1 turnover » (true story), devrait d’ailleurs donner sévèrement le tourni au pauvre Nelson. Chris Bosh, en deça à l’image de la fin de campagne canadienne, jouera certainement sur ses qualités de shooteur extérieur afin d’éviter le mastodonte floridien. Rasho devra jouer des coudes sous le panneau. Avec le facteur X Kapono, artilleur en chef à 7 mètres, les pions de Sam Mitchell (hey oh, COY 07 tu te souviens?) peuvent croire en leur bonne étoile, la pression n’est pas sur leurs épaules. Probablement insuffisant pour dépuceler Orlando, mais largement assez pour lui titiller l’arrière-train. Proverbe jurassien : Il faut se méfier du dino’ qui dort.
Pronostic: 4-3 Orlando

2ème, 59-23 vs 7ème, 40-42

Detroit / Philadelphia

À Philadelphie, A.I. ne signifie dorénavant plus Allen Iverson. Andre Iguodala n’est pas une imitation, loin de là. Une pépite brute qui se polit au fil des matches, alignant des stats’ impensables. Le symbole du renouveau, du come-back aux affaires. Une qualification longtemps inespérée dans le coeur des abonnés du Wachovia Center, où résonnent encore les coups de génie de l’ex-lutin local. Le chef d’orchestre tellement sous-estimé Andre Miller a apporté une notable stabilité sur le parquet. Il mène la cadence, distribue aux athlètes Iguo’ et Carney, et s’y colle lorsque le score l’exige. Longtemps critiqué, coach Cheeks ferme aujourd’hui beaucoup de clapets. Une jolie saison qui va pourtant se conclure sans ménagement. Detroit is goin’ to work, ça rigole plus. Billups est chaud, Rasheed aussi. La boule de muscles (et de caféine) Jason Maxiell va sûrement pét** quelques côtes à Samuel Dalembert, sauf si le Haïtien apprend en express à réellement défendre durement, et encore… Un banc plus fourni, un vécu collectif nettement plus important, malgré un Prince déchu et une flippette nommée Saunders, le Palace va redevenir un enfer.
Pronostic: 4-0 Detroit

Playoffs Picture

•avril 15, 2008 • Laisser un commentaire

48 wins et un recalage.

We believed. La défaite à l’Oracle Arena face aux concurrents Nuggets, puis la victoire de ces derniers contre Houston avaient pratiquement gommé les probabilités de voir Golden State taper un upset « 2K7 style » en Playoffs. Le revers 122-116 concédé hier à Phoenix a enterré le dernier rachitique espoir de ramener la 8è place dans la Bay. Le 2/13 aux shoots de Baron Davis (scotché sur le banc durant la deuxième période) cumulé aux 28 points (9/12) d’Amare Stoudemire ainsi qu’aux 14 dishes de Steve Nash ont clôt les débats. Sans oublier les 15 rebonds captés par « Gro’neal » et les coups de sifflets magiques du trio arbitral : 20 lancers accordés aux invités, 41 en faveur des résidents. Cherchez l’erreur. Bref, en dépit d’un joli 38-19 infligé pendant le 3è QT, la bande de Nelson regardera le premier tour à la maison. Celle d’Iverson gagne en revanche le droit de joueur au minimum 4 matches supplémentaires. Une sacré occasion de se choper une bonne cuite, pas vrai Melo? Oups, ne parlons pas d’une affaire en cours…

Les restes du monde

Complètement dans la zone, Danny Granger claque 35 points dont 7/11 à 3-pts, plus 9 rebonds sur le museau des Wizards. Malheureusement, si ce genre de perfs assuraient aux Pacers la victoire, l’Indiana collerait aux fesses des Celtics. Sans Arenas ni Butler, Washington l’emporte donc 117-110 et ferme la porte de la post-season aux joueurs de Jim O’Brien. Après neuf ans de disette, Atlanta hérite du ticket « sweep » et amusera les Celtics en guise d’apéro… Tournée d’adieu émouvante des Bulls : le troupeau se déchaîne contre Milwaukee, en résulte un boxscore de psychopathe. 151-135 (pas d’OT, trop facile sinon), Chitown enquille à 67% de réussite (!!). Le trio Luol Deng (32 pts), Ben Gordon (29 pts) et Chris Duhon (15 assists) se réveille en prévision du mercato. Chez les Bucks, la révélation Ramon Sessions, auteur du buzzer assassin niquant le come-back de l’Agent Zero, devient tout grand et tout vert : 20 pions, 24 passes, 8 prises. Sans blague, son véritable blaze c’est Bruce Banner? Enfin, dernière rencontre digne d’analyse, le préquel Rockets-Jazz a tourné en faveur des mormons. Intraitables at home, les coéquipiers de Carlos Boozer (21 points plus 11 rebonds) et compilent leur huitième victoire consécutive à l’EnergySolutions Arena. T-mac enchaîne déjà les cauchemars…

Concluons avec la liste des franchises en lice pour les phases finales, l’ordre n’étant pas définitif :

Est : Boston, Detroit, Orlando, Cleveland, Washington, Toronto, Philadelphie, Atlanta.

Ouest : LA Lakers, New Orleans, San Antonio, Utah, Houston, Phoenix, Dallas, Denver.

PS : Contre toute attente (non j’déconne), Michael Beasley cherche la money comme La Fouine et se présentera en conséquence à la prochaine Draft.

Top ten de la nuit : LeBron le cyborg dans ses oeuvres.

News Fast-food

•avril 9, 2008 • Laisser un commentaire

Ne vous fiez pas aux apparences, Jeudi ce n’est pas Oussama Ben Davis qui aura la bouche pleine.

Pas le temps pour un récapitulatif digne de ce nom, de toute manière en attendant les Playoffs 80% des matches perdent le 3/4 de leur intérêt. Exemple concret, les Celtics adeptes du turnover depuis qu’ils sont assuré de l’avantage du terrain. Ca serait effectivement très con que Garnett ou Pierce se pète un genou deux semaines avant le début de la guerre (remember le foot, 2002, Zidane contre la Corée).

Zappons les résultats inutiles (puisqu’on parle de Boston, ils ont tapé les Bucks 107-104 en OT), passons directement à l’essentiel. Le Jazz explose les Hornets 77-66 et récupère sans surprise le titre de division. Mehmet Okur passe ses nerfs après l’élimination du Fener’ : 22 pts et 17 rebonds. CP3 confirme au passage qu’il a vraiment du mal face à son compère de Draft Deron Williams, auteur de 16 assists. Le légendaire flair de Jerry Sloan… J-1 avant LE clash, LE game : Golden State – Denver. Les deux franchises ont gagné cette nuit, histoire de préserver le suspens. Les Warriors démembrent les Queens de Sacto 140 à 132, B-Diddy chauffe ses genoux avant de briser ceux d’Anthony Carter (33 pts et 9 prises). Les thugs du Colorado l’ont emporté au dépend des Clippers – servent vraiment à rien ces guignols – Carmelo Anthony domine le rap game avec 36 unités, 121 pts en 3 matches ça fait flipper. Jeudi, 2h du mat’, soyez au rendez-vous. Plus dingue que les punchlines de Ron Artest, les Knicks et le Heat ont respectivement battu les Pistons et les Bulls, ça sent vraiment les vacances, voire la fin des haricots… Chris Kaman a rejoint Shawn Marion et autres Antoine Walker (comment ça, pas blessé?) sur l’inactive list, on se revoit en Octobre. Finissons en beauté avec une rumeur qui ne réjouira pas Mimi Gomez : Scott Skiles devrait revenir aux affaires sous peu. Où? Please…

Top ten de la nuit : Pietrus risque de récupérer un aller-simple pour Guantanamo avec un tel block, en compagnie de Danny Granger mis en examen pour coups et blessure (amputation du bras) sur Josh Childress. Ah oui, Kyle Korver cherche des chevilles sur Ebay, à bon entendeur…

Hall of Fame : Class of 2008

•avril 8, 2008 • Laisser un commentaire

Assistant coach du Magic, Pat Ewing fête sa nomination au HoF au Madison Square Garden. Tout un symbole.

La liste des prochains membres du fameux Hall Of Fame a enfin été rendue publique lors d’une conférence de presse à San Antonio. En tête de cette classe 2008, le duo des Knicks Pat Riley et Patrick Ewing. Le coach et le pivot, finalistes NBA en 1994, rejoignent donc le Memorial de Naismith en compagnie de leur bourreau des Rockets, Mr. Hakeem Olajuwon. Un rêve pour le Nigérian, meilleur pivot de tous les temps selon de nombreux spécialistes, et accessoirement détenteur d’un palmarès aussi complet que ses fondamentaux. En bonus, l’ex-vétéran du Jazz Adrian Dantley, le célèbre analyste NCAA ESPN Dick Vitale (qui instaura quelques célèbres citations), Bill Davidson – propriétaire des Detroit Pistons depuis 1974 -, ainsi que la coach de l’université d’Immaculata Cathy Rush ont également été élus.
Quid de l’ancien Celtic Dennis Johnson, considéré par Larry Legend comme « le meilleur coéquipier de [sa] carrière », voire de Don Nelson et Chris Mullin?

La cérémonie d’introduction se déroulera entre le 4 et 6 septembre à Springfield.

Dick Vitale en larmes suite à l’annonce, Awesome baby!

Les Jayhawks champions NCAA!

•avril 8, 2008 • Laisser un commentaire

20 ans après « Danny & The Miracles », les Kansas Jayhawks ramènent le titre à la maison.

Cette nuit, San Antonio a vibré. Les Spurs n’en furent pas les acteurs. Cette nuit, une finale NCAA d’anthologie a embrasé le Texas, même un pays entier. Les Kansas Jayhawks de Brandon Rush face aux Memphis Tigers du génial Derrick Rose. Deux équipes favorites pour le titre suprême. Une lutte intense, l’opposition indirecte entre l’ailier Rush et le guard – potentiel 1st pick de la prochaine Draft – D-Rose tient toutes ses promesses. Encerclant sans cesse le génial freshman originaire de Chicago, Kansas mène à la mi-temps 33-28 grâce à sa défense rigoureuse (39% de réussite chez les Tigers) et au superbe dévouement de Darrell Arthur (10 pts – 4 rbds à la pause).
Au retour des vestiaires, Rose décide de passer la seconde. Il enchaîne les gros shoots from downtown, les pénétrations folles et les assists « J-Kidd style ». Memphis reprend l’avantage, et creuse même l’écart à quelques minutes du terme. Kansas décide alors d’appuyer là où ça fait mal : les lancers-francs, véritable talon d’Achille des Tigres. Quelques ratés, la pression de l’évènement, les Jayhawks s’accrochent. 60-62 à 11 secondes du buzzer. Derrick Rose sur la ligne, 1/2. 63-60.

Les joueurs de Kansas n’ont converti que 2 shoots bonifiés de la soirée. La possession ultime. Arrive alors un instant magique, une intervention christique au même titre que « la main de Dieu » de la légende vivante Maradona. Remontée du cuir express de Sherron Collins, il manque de la perdre, lâche à Mario Chalmers en évitant la faute sur la droite du panier : ce dernier, réputé clutch depuis sa plus tendre enfance, remonte face au cercle. Vous retenez votre respiration. A 2 secondes de la fin, le guard enquille dans sa course un shoot biblique sur la tête de Derrick Rose. Swish. Une ficelle parfaite derrière la ligne, aussi fluide que le sang glacé qui coule dans les veines du héros. 63-63, overtime. « A Shining Moment » dixit Pat Forde d’ESPN, le shoot d’une vie. « C’est probablement le shoot le plus important de l’histoire de Kansas » avouera le coach victorieux Bill Self.

Puisque en overtime les Jayhawks, déchaînés par cette nouvelle page de l’Histoire, lâchent des alley-oops, ne tremblent pas aux lancers (la cause de la défaite de Memphis), et l’emportent 75-68. Un match clairement dingue, Mario Chalmers récupère naturellement le MOP (18 pts, 3 rbds, 3 ast et 4 steals tout de même), tandis que Derrick Rose culmine à 18 pions, 6 prises et 8 passes.

La prière de Mario Chalmers :

Service Après Vente

•mars 29, 2008 • Un commentaire


LeBron James investit Vogue avec la sparring-partner de Tom Brady dans une position hommage à King Kong. Racisme passif à l’encontre du premier black à squatter la couv du célèbre mag’, ou simple dédicace à son style de jeu tout en démolition? Certains ont opté pour la première option…

Le blog existant désormais depuis quelques temps, j’en appelle à mes trois/quatre lecteurs réguliers ainsi qu’aux autres. Si vous avez une quelconque innovation en tête à propos de la gazette, une idée à creuser, des critiques à formuler (mise en page, talent d’écriture misérable, etc…), et que sais-je encore, n’hésitez surtout pas à poser un bref commentaire détaillant vos envies. Dans la mesure du possible je tenterai de faire grandir mon bébé selon vos souhaits. Merci d’avance.

PS : Pour le plaisir et que ce post ne soit pas totalement dénué d’intérêt, une dédicace aux courageux fans des Nets. Vince Carter, cet autiste 😀 :