Plus dure sera la chute

•mars 20, 2008 • Un commentaire


C’est Philadelphie qui te remercie : elle va enfin retrouver les Playoffs.

Retour triomphal et émouvant du géant Allen Iverson au coeur de la City of brotherly love. Standing ovation du Wachovia Center lors de l’introduction de l’ex-numéro 3 des Sixers. Normal, la franchise d’Andre Iguodala – aujourd’hui plus qu’un A.I. d’intérim – surfe sur la vague du 8è spot. The Answer récompensera son public de coeur par 32 points (13/24) et 8 dimes, enchaînant quelques moves dignes de sa belle époque. Malheureusement, AI3 demeure persécuté par le signe indien : les Nuggets repartent dans le Colorado avec une nouvelle défaite, 113-115, et un panier décisif signé par le haïtien aux mains boisées Samuel Dalembert (auteur de 17 pts, 12 rbds, 5 blocks et… 8 TO!). Les Playoffs s’éloignent de Denver, la poisse ne quitte plus le lutin génial… Triste. Carmelo Anthony (26 pts à 9/20) sera au passage moins accueillant envers son ancien coéquipier Andre Miller, lui assénant un tomar assourdissant sur le pif. Le meneur n’en a que faire, ses 28 pions et 12 assists feront office de réponse.

Les autres matches.

54 points? La moyenne de points scorés par Le Mans en Euroleague? L’écart séparant l’OL de la deuxième place en Ligue1? Que nenni, vous lisez le troisième plus petit total de points convertis par une franchise NBA lors d’un match, depuis l’instauration de l’horloge des 24 secondes. Une performance de haut vol évidemment réussie par les clowns de Miami, en l’occurrence les benchers promus à la potence (en d’autres termes, le parquet). 54-96 donc, les Raptors ont encore mal au bide à force de rire, sauf Chris Bosh amputé des deux bras durant la rencontre. Bilan de 12-55, RIP le Heat… Indiana terrasse Charlotte 102-95. Danny Granger en costard, Shawne Williams arrête de jouer les gangstas au profit du rôle de héros. 14 points durant le money time, plus un gros facial des familles. Mike Dunleavy Jr retombe des nues après plusieurs matches dingues (12 pts à 2/12,5 TO). Cinquième défaite consécutive pour les Bobcats, courage J-Rich (pas loin du T.im-D.uncan avec 20 pts, 10 rbds et 8 passes)… Washington s’en tire de justesse 87-86 contre Orlando. Dwight Howard se fait étouffer par la défense magique des Wizards (3 pts seulement et 14 prises), tandis qu’ Antawn Jamison fête le presque retour d’Agent Zero (21 pts et 11 rbds). Ah oui, Hedo Turkoglu fête son anniversaire en tapant un career high de 39 points, raté… New Jersey respire suite à la victoire primordiale des Nets au dépens des Hawks 125-117. Journée Porte Ouverte chez les Hawks (37 unités encaissées dans le 1er QT), Vince Carter pète un câble : 39 pts, 10 prises, 8 caviars. Ca coupe le souffle… Les Louveteaux entubent la franchise de Winnie l’Ourson : 98-94, 29 pions et 13 rebonds crédités à Big Al Jefferson… LeBron ajoute 30 points à son panier, les Cavs étrillent les Pistons 89-73… Phoenix s’amuse à Seattle : 110-98, les Sonics creusent leur tombe mais Johan Petro creuse son trou (14 points et 9 prises en 38 mn)… Stephen Jackson lâche 29 pions, Al Thorton (24 pts et 13 rebonds) déboîte la colonne vertébrale de Biedrins sur un putback monstrueux. Lorsque les Warriors shootent à 51%, ils sont tout bêtement invincibles : 116-110, We still believe… Enfin, plus dure sera la chute pour Houston. La fusée quitte l’orbite de la victoire et plonge dans le trou noir. Les Hornets s’occupent de la fessée 90-69, Chris “Blue Mamba” Paul concurrence férocement Kobe au Podoloff (21 points et 10 assists). Pire, Bonzi Wells aka “je choisis les matches où je vais tout dévaster” se venge des Rockets en enquillant 25 points à 9/12. T-Mac a perdu ses lentilles de contacts, il shoote à 6/21. Citation stéréotypée, cependant ça sent véritablement le début de la fin du côté du Texas…

En vrac

•mars 14, 2008 • Laisser un commentaire


Un beef en NBA? Bron-bron contesté? Poisson d’avril?

“Il est surestimé. Et vous pouvez répéter cette déclaration.”

Deshawn Stevenson
en a ras-le-bol du lobby LeBron James. Hier soir l’arrière des Wizards et le King des Cavs se seraient mutuellement provoqués tout au long du match. Finalement, pour le coup Stevenson eut le dernier mot avec le 3-pts pour la victoire manqué par LBJ au buzzer, par ailleurs coupable de 7 pertes. Affaire à suivre en tout cas, puisque cette rébellion face au protégé de David Stern constitue une première, attention à la réaction du #23…

- Les Clippers pourraient signer le légendaire Smush Parker, afin de rattraper Memphis et Seattle dans le marathon pour le first pick.

- Bruce “Bitch” Bowen a été suspendu un match suite à un geste bien vicieux à l’encontre du chouchou Chris Paul lors de la défaite des Spurs chez les Hornets l’avant-veille :

Vingt-Coeurs

•mars 13, 2008 • Laisser un commentaire


Dikembe est heureux, il a été interviewé par NBAE

Le style unique de la Gazette Impertinente, vous le connaissez. Tantôt ironique, tantôt cynique, toujours insolente et libre. Pourtant, une fois n’est pas coutume, le comité rédactionnel de ce canard désenchaîné (composé de moi), tire sincèrement un grand coup de chapeau aux Houston Rockets. 20 victoires consécutives, soit la seconde série d’invincibilité la plus longue de l’Histoire (à égalité avec les Bucks version Alcindor en 1971) : amazing (happens, avec les 3 notes de piano horripilantes en fond musical). Une performance d’autant plus époustoufflante que le géant Yao Ming déclarait forfait pour le reste de la saison 10 jours auparavant. Une vingtième victoire acquise à Atlanta dans la difficulté, les Hawks ne lâchant jamais prise. 48 minutes de basket assez médiocre, avouons-le (les deux équipes ont shooté à environ 33% de réussite), nuancées par l’esprit combatif dévoilé par les Rockets. À la ramasse en première période, la franchise de H-town se réveilla ensuite pour décaper les Georgiens en défense, et préserver leur série. Levons tout d’abord notre verre à Tracy McGrady. Lorsque T-mac abandonne son costume «T-Back» d’abonné à l’inactive list, il endosse celui du killer, plus violent encore que T-Bag. 28 points cette nuit au compteur, accompagnés de 9 rebonds et 2 dimes. L’arrière texan ne quitte plus la stratosphère. Un toast également en direction des besogneux Shane Battier, Dikembe Mutombo (increvable) et Chuck Hayes. L’Argentin Luis Scola provoque des insomnies au staff des Spurs chaque nuit, tandis que Rafer Alston se rappelle à la belle époque du bitume. Enfin, dédicace au coach Rick Adelman, qui convertit tous ses détracteurs en fervents supporters. Sinon, Josh Smith a tapé son record personnel de prises en gobant 22 rebonds. Anecdotique. Le mot de la fin reviendra au «number one» de l’équipe, Tracy McGrady : « It’s unbelievable. You look at the Bulls that were 72-10, they didn’t even do it. So this is pretty remarkable». Sauf que Jordan a déjà franchi le premier tour de Playoffs, lui.

Les Experts : Houston

•mars 11, 2008 • Laisser un commentaire


Portrait robot du chef de bande.

Face à des serial killers d’un nouveau genre, la police texane piétine. Les indic’ du shérif Stern ne dénichent aucune piste fiable. Et les cadavres s’empilent à la morgue, pas forcément les plus fragiles. Les meurtriers sévissent dans une vingtaine d’États, notamment du Colorado à la Californie en passant par l’Ohio et la Floride. Les rares témoins rescapés divaguent, evoquant pêle-mêle une fusée, un maillot rouge vif, voire même un extravagant signe «non» de l’index. Le traumatisme psychologique sans doute. A défaut d’indices, les experts de la NBA dressent tant bien que mal un profil psychologique des suspects : une quinzaine de mercenaires revanchards, disjonctés depuis la grave blessure de leur tour de contrôle. Sans pitié.
Cette nuit, une nouvelle victime a été découverte, dans le New Jersey près d’East Rutherford. La dix-neuvième. La scène de crime propose un spectacle glauque. Des flaques de sang recouvrent le parquet. Une nouveauté : des traces écrites, mixant chiffres et surnoms. «T-mac, 19 points ; Mutombo, 5 blocks». Les corps, encore non-identifiés, exposent leurs terribles mutilations, notamment au niveau des bras, tous amputés. L’inspecteur remarque qu’ils n’ont eu aucune chance : leur taux de réussite aux tirs ne dépassa pas les 30%. Telle une fresque murale, quatres nombres surplombent ce lugubre tableau : 73-91.
Les autopsies procureront d’autres informations, en attendant les profilers jugent utile de sécuriser la Georgie, lieu du prochain massacre d’après l’enquête.

Les Restes du Monde

À Philadelphia, Sam Cassell enfile enfin son jersey Celtic floqué du numéro 28. A peine 5 minutes de jeu, des stats proches du néant, mais un plaisir de retrouver le duo Chinois/KG en action. D’ailleurs Kevin Garnett a dignement fêté ces retrouvailles : 26 points (11/14) et 12 rebonds. Ray Allen ajoute 21 pions et Perkins se prend pour un breton en enfilant 6 crêpes rien qu’en première mi-temps. 100-86, Boston atteint au passage le plateau des 50 victoires, une première en seize ans… Le Turc Hedo Turkoglu affectionne le kebab complet : salade (23 points), tomates (10 rebonds) et oignons (13 passes). Un triple-double qui relègue au second plan les 26 points et 16 prises de Dwight Howard. Atlanta écrasé par le rouleau-compresseur 123 à 112, avant de recevoir la tornade Rockets. Dur… Septième triple-double de LeBron «Ironman» James afin de permettre aux Cavs de surclasser les Blazers 88-80. 24 unités – 10 rebonds et 11 assists, tandis que LaMarcus Aldridge profite de l’absence d’Ilgauskas (greffé du dos de McGrady depuis 5 games) pour compiler 25 points et 10 rebonds. Avec Dwyane Wade out pour la saison à cause d’un genou jumeau de Ronaldo, Miami sombre de plus belle. Pourtant, face aux Clippers Ricky Davis décida de jouer au basket (27 pions). Malchanceux, il ne convertira pas le shoot décisif alors que Cuttino Mobley ne tremblait pas lors de ses derniers lancers. 99-98, MIA ne le danse pas (subtil ^^)… Tim Duncan calme rapidement les ardeurs des Nuggets survenues 4 jours auparavant : le prof plante 23 points et avale 18 rebonds. Manu Ginobili distille 14 passes (career high) en plus de ses 13 points. Allen Iverson oublie son doigt fracturé (28 points), insuffisant… Les Mavericks enfin lancés? Jugez plutôt : Dirk Nowitzki lâche 18 points en 22 minutes, tous les joueurs ayant foulé le parquet scorent, l’équipe shoote à 52% et gagne 108 à 79. Précision sur les adversaires de la nuit : les Knicks emmenés par un Nate Robinson qui craque (2/14 pour 5 points). Imaginez la tronche d’Isiah…

James carbure au Red Bulls

•mars 3, 2008 • Laisser un commentaire


Depuis le temps que je fantasmais de t’en balancer plein les gencives, MouaHaHaHA !

Thrillers Night sur ABC. En début de soirée, LeBron James carbure au Red Bulls. Face au collectif Chi-town de ses anciens vassaux Larry Hughes et Drew Gooden, le King dépose 37 points dont une poignée de daggers puis parachevée par un dunk-vol plané interminable. Incroyable, ahurissant, facile… pour le King. 95-86 malgré un supens presque étonnant et un shoot pas à la bonne adresse côté Taureaux (39%). Deng, comme le bruit de l’arceau en conclusion des saucissons postés par Luol (3-13, 10 pts). En plus, les joueurs de … – quelqu’un se rappelle l’identité du coach intérimaire? – multiplient les turnovers idiots en fin de rencontre (18 au total), en dépit de la hargne de Joakim Noah (8 rebonds, 4 offensifs). Hughes score tout de même 23 points (8/20), cependant le neo-Cav Wally Szczerbiak en lâche 17 à 6/13, notamment quelques tirs cruciaux depuis son fidèle corner. Ah oui, rassurez-vous, Ben Wallace comate toujours.

Deuxième match à la télévision nationale, l’affiche Mavs-Lakers. Un match marqué par une longue série de briques du trio Texan Dirk-Howard-Terry. Erick Dampier endosse alors le rôle envié du basketteur afin de maintenir Dallas sur les rails (16 pions à 7/7 et 17 rebonds!). Ce même Dampier va ensuite provoquer la colère d’un Kobe Bryant peu affûté jusqu’au money time, en multipliant les fautes volontaires. Fallait pas l’énerver. Black Mamba recharge ses flingues et dégaîne à bout portant : il mitraille 30 de ses 52 douilles lors du quatrième QT et de l’OT. Même un improbable shoot bonifié à quelques secondes du terme pour forcer la prolongation par Clutch Dirk n’y changera rien. Ni les choix douteux de coach Zen (ne pas faire faute à +3), ni la frigidité de Sasha Vujacic (3/12, 1/10 de loin), ni une stupide faute de Gasol sur un “and one” de Kidd décisif (heureusement que le meneur shoote encore moins bien que Luke Walton). Victoire 108-104, KB24 demeure intraitable… Jusqu’à quand?

Les Restes du Monde.

Wash’ surclasse par surprise les Hornets 101-84. Antawn Jamison cumule 28 points et 8 rebonds, minimum syndicale pour composer avec l’ indisponibilitée prolongée de Caron Butler. La Nouvelle-Orléans boit la tasse, 19-0 pour débuter le dernier QT. Seul Chris Paul s’accroche à la bouée de sauvetage avec 16 points – 8 passes – 4 rebonds – 3 steals, occultons les 6 pertes… Après la Gino’s mania, Tony Parker s’invite à la fête. Le rappeur, désolé, titille le triple-double : 25 points, 8 rebonds et 7 assists, ainsi que de deux shoots cruciaux. Les Nets tombent 83 à 93 à force d’accumuler les homicides dans les tribunes (34% de réussite aux tirs)… Les Bobcats vainqueurs des Raptors 110-98. Les dinos se cassent les dents en l’absence de Chris Bosh, tandis que les 30 pions de J-Rich se complètent aux 15 prises d’Emeka Okafor… Mike Dunleavy maîtriserait-il enfin son potentiel? Même Le Nostalgique n’y croyait plus. Pourtant, le Pacer accumule les performances de choix. 36 points (11/17) sur la face de Bucks déboussolés. 128 à 106, ça fait presque aussi mal que de subir les 16 rebonds de Jeff Foster… Ou le 3 sur 14 de Bobby “Most Deproved Player” Simmons… Et de 15! Tout le monde se marrait à propos des Rockets victimes de la blessure fatale de Yao Ming… Suffisant pour réveiller l’orgeuil de Tracy McGrady (il lui en reste, ouf). T-mac assène 22 des 103 points sur la défense “SOS fantômes” des Nuggets. Iverson, 17 points à 7/22 et une deuxième half caspérique – termina le match totalement dépité. Dommage pour Denver : les Playoffs ne sont qu’un au revoir. Ca plane pour H-town qui égale son record de victoires consécutives. Espérons qu’ils ne rivalisent pas ensuite avec celui des défaites… Pour le fun, quelques mots à propos de la victoire 111-108 des Sonics au dépend des Wolves. Voilà c’est fait… Miami prend une fessée à Sacramento 120-109. Brad Miller sort de sa cabane (14 points – 9 rebonds et 7 passes), Shawn Marion déprime déjà. Enfin, les Warriors achèvent des Blazers qui réalisent un peu plus chaque jour que les ambitions de Playoffs n’étaient pas plus réalistes que l’hétérosexualité de Vincent McDoom. 110 à 104, Stephen ” call me Sparrow” Jackson fusille Portland de ses 29 unités -dont six 3-pts -, tandis que Monta Ellis compile 22 points et 10 rebonds.

CONFIDENCES #6 | Dikembe Mutombo

•février 29, 2008 • Laisser un commentaire

C’est un petit pas pour l’homme, mais un bond de géant pour l’humanité” – Neil Amstrong, 21 Juillet 1969.

Depuis plusieurs années, NBAEvolution tend à s’imposer comme une référence indiscutable parmi les sites français axés sur le vaste univers du basketball, en particulier sur une planète à part : la NBA. Grâce à votre constant soutien, dont nous vous remercierons jamais assez, nous parvenons à tisser quelques liens avec une constellation de célébrités. Les acteurs du ballon orange distillent leurs impressions, leurs secrets, leurs conseils dans la désormais célèbre rubrique “Confidences”.

Vous le savez, l’objectif de votre forum consiste à vouloir grimper au sommet, Only the sky is the limit. Je suis donc très fier d’annoncer qu’un nouveau cap a dorénavant été franchi : le vaisseau NBAEvolution s’est posé en fanfare sur la planète NBA ! La fameuse Ligue, enviée du monde entier, nous ouvre ses portes via la présence exceptionnelle d’un joueur… d’exception. Nommé huit fois All-Star, détenteur de quatre titres de meilleur défenseur de l’année, pivot vedette des Hawks, des Nuggets, ou encore des Rockets… On ne le présente même plus : le charismatique Dikembe Mutombo vous livre ses “Confidences” ! Vétéran respecté, le pivot s’avère aussi être un homme pragmatique au grand coeur, investi au sein de nombreuses associations. En toute simplicité, il a accepté de répondre à nos questions les plus diverses.

“Not in my House”, mais cette fois Monsieur Dikembe vous invite à l’intérieur. 

VENEZ VITE DECOUVRIR CETTE INTERVIEW TOTALEMENT EXCLUSIVE SUR WWW.NBAEVOLUTION.COM ET NUL PART AILLEURS! (quelle pub’ stéréotypée :D )

Trade moi si tu peux

•février 28, 2008 • Laisser un commentaire

Horrible idée de s’exiler sur les pistes de ski! Pendant que frimiez déplorablement en combinaison jaune fluo, flanqué du traditionnel bronzage «Panda» sur la face, le Shaq ramenait ses bourrelets en Arizona tandis que Jason Kidd baladait son sac de frappe Joumana dans les avenues de Dallas. Ah oui, l’ouvrier Larry Hughes retape actuellement les fondations du United Center, secondé par Drew Gooden. Kézako? Ces 3 dernières semaines, la platitude Sternienne du microcosme NBA a laissé place à une tornade de transferts-polémiques totalement sidérante, pour notre plus grand plaisir. Si par malheur vous vous sustentiez de fondues savoyardes et de vin chaud pendant que la Big League délaissait sa salopette XXL au profit d’une mini-jupe rouge feu terriblement allumeuse, ne soyez pas (trop) déprimé : voici un condensé digeste des principales informations à retenir, avec un léger différé… La gourmandise est un vilain défaut, maman vous avait prévenu.

L’effet domino

L’embrayeur survient le 1er février. Premier domino à s’écrouler : Pau Gasol, Grizzly herbivore, accessoirement sujet à des rumeurs de trade depuis près de 2 ans, s’envole finalement vers la Citée des Anges rejoindre Kobe. Ce dernier jubile : il fait ses adieux à Kwame Brown. Malgré des formalités pour le moins mystérieuses – Memphis vise clairement la prochaine lottery – ce coup de poker porte ses fruits. Le barbu catalan s’éclate comme pas permis en Cali’, les Lakers enchaînent 8 victoires sans que Bryant n’ait à planter 50 points. Les fans rêvent donc logiquement d’un sacre de MVP en direction de Black Mamba, et moins logiquement d’un titre. La Conférence Ouest, déjà extrêmement homogène en ce début de saison, se retrouve encore plus compétitive. Chaque spot d’accès aux Playoff est assailli. Huit strapontins pour une douzaine de prétendants, plus ardu que le jeu des chaises musicales.
Les concurrents passent la seconde. Phoenix sort les griffes. Le GM Steve Kerr démonte l’oeuvre de Colangelo et brise le petit cochon rose. Le mastodonte Shaq dépose ses valises, son contrat épouvantable plus son staff de médecins dans l’Arizona. Shawn Marion émigre en Floride avec l’incompris Marcus Banks, suppléer Dwyane Wade sur les bords du Styx avant de rebâtir une équipe. Détracteurs et admirateurs s’étrillent dans un débat sans fin à propos de la valeur ajoutée concrète qu’apporte le bulldozer, Bill Walton clashe un O’Neal déclarant que les Suns ne s’avèrent que «la meilleure équipe dans laquelle il n’a jamais joué». Certes, mais le Big Aristote demeure-t-il un véritable philosophe des raquettes, ou seulement une Paris Hilton des parquets?

L’hyperactif Mark Cuban, davatange accroc aux tapages médiatiques que Lindsey Lohan aux cures de désintox’, n’accepte jamais pas de se faire voler la vedette. Il doit réagir face aux rivaux. Quoi de mieux qu’un retour de Jason Kidd au bercail pour flamber? À la dérive dans le Jersey, le vétéran demande en vain le divorce depuis plusieurs mois. Une opportunité marketing de poids, malgré un intérêt sportif douteux (abandon du secteur intérieur ainsi que de Devin Harris), pourquoi hésiter? Cependant, cette OPA sur le meneur tourne rapidement à la déroute. Devean «Picsou» George explore une clause rarissime afin de boycotter son transfert, puis cet âne de Jerry Stackhouse clame à la presse qu’il re-signera dans le Texas coûte que coûte. Les instances de la Ligue bloquent ce trade mafieux, les tractations repartent à la case départ et Kidd flippe de rejouer en compagnie du vorace Vince Carter. Dix jours de négociations mystérieuses et incertaines, mais le meneur aux genoux rouillés débarquera finalement dans la ville de Cordell Walker. Le facteur X? Keith Van Horn, sic.
Spectateurs des armements adverses, Les Spurs doutent dorénavant de leur propre force de frappe. Premier mouvement : Damon Stoudemire, confrère de fumerie de Sheed à Portland, est appelé sous la bannière texane dans le but de faire respirer un TP juste exténué. Ensuite, le staff expédie en colissimo le duo Brent Barry – Francisco Elson (se) perdre à Seattle, contre le guerrier Kurt Thomas. Judicieuse pioche : quand bien même le pivot n’a pas conservé la pêche de sa période Knicks, peu de big men portent encore le bleu de chauffe sur mesure. Les Warriors embauchent entre temps l’intérimaire Chris Webber : le forward enterre au passage la hache de guerre avec Nellie, heureusement car son impact sur le jeu développé dans la Bay rappelle le titre d’une célèbre oeuvre de Victor Hugo (NDLR : Les Misérables, si quelques uns réfléchissent encore).
Toujours les vapes (pour ne pas dire à l’Ouest, mauvais jeu de mots), la Conférence Est ne rattrape même pas le wagon en route. Seuls les Hawks s’invitent à la fête en recrutant l’ultime rescapé de Sacto’ époque Adelman, le désormais naufragé Mike Bibby. Aussi perdu que Jack Shepard, l’ex-meneur des Kings reçoit l’occasion de relancer une carrière en chute libre. S’il parvient à rebondir, Bibby permettra à ATL de franchir un palier, de «team sympatoche» à «outsider à éviter». Surtout que le poste 1 était considéré comme le gros point faible des Faucons. Sacramento se console avec une ribambelle de troisièmes couteaux bientôt coupés (Shelden Williams, Tyrone Lue, Anthony Johnson et Lorenzen Wright). Pas idéal pour rebâtir, simplement suffisant pour refermer ce maudit livre de l’ère C-Webb.

La dernière soirée avant la deadline des transferts sera cruciale. Les retardataires qui sentent qu’ils perdent leur chance de bague sur cet acte se remuent l’arrière-train. Houston se réveille au dernier moment. Suite à l’acquisition de l’éternel sixième homme Bobby Jackson ainsi qu’Adam Haluska (contre les indésirables Bonzi Wells et Mike James), les Rockets appâtent le dunker unidimensionnel des Wolves Gerald Green. Ils s’échangent également divers droits avec les Grizzlies. Les Nuggets – qui semblent déjà savoir qu’ils n’iront pas jusqu’au bout – se contentent d’attirer le rookie Taurean Green et lâchent le sombre Von Wafer aux Blazers. Enfin, les gros de l’Est pointent au dernier moment le bout de leur nez. Si Detroit joue la finesse avec le sniper reconnu Juan Dixon (exit Primoz Brezec, direction Toronto), Cleveland s’active sous la pression de LeBron James. Trois franchises, onze ballers dans le lot, soyez attentifs. Les Cavs déposent le kit Larry Hughes – Drew Gooden, Cedric Simmons – Shannon Brown à Chicago en contrepartie de l’ancien basketteur Ben Wallace avec le futur retraité utile Joe Smith (plus un futur tour de draft). Ira Newble et Donyell Marshall prennent le prochain vol vers Seattle tandis que Delonte West accompagné du playboy Wally Szczerbiak emménagent en Ohio. Dernière pièce du puzzle, Adrian Griffin quitte les Bulls pour les Sonics. Résultat des courses : Cleveland récupère un vrai meneur capable de suivre LeBron pendant les phases de contres, et renforce considérablement sa peinture si Little Ben redevient Big. Seattle rallie Memphis dans le sprint au first pick, et les Bulls devraient bouleverser leur roster cet été avec cette mixture pour le moins…étrange.

Les Sopranos

Greg Popovich n’a pas pesté aussi bruyamment depuis ses bizutages “CIA style” sur Tony Parker. Outré par l’échange un poil frauduleux des Lakers, qualifiée par de nombreux spécialistes outre-Atlantique «d’arnaque». Quelles motivations auraient poussées les dirigeants de Memphis à parachuter Pau Gasol à Los Angeles? L’objectif de confier l’entreprise aux jeunes pousses, avec un bon pour la prochaine Draft? Probable. L’envie de soutenir les Lakers dans la guerre froide les opposant aux Celtics? Possible. Les analystes suspicieux depuis le déménagement de Kevin Garnett dans la maison Verte – qui résulte d’un choix de McHale vers son ancien coéquipier aux C’s Danny Ainge – s’interrogent sur d’éventuelles rivalités en coulisses mettant aux prises des «clans». Un moyen efficace d’entretenir la flamme des fameuses luttes «eighties». Une opposition indirecte qui déplairait forcément à un coach Pop’ plutôt isolé, situé en position marginale, donc de faiblesse, par rapport à la majorité de ses confrères. La NBA, organisation mafieuse orchestrée par un réseau de vieilles connaissances, dont Stern ne serait qu’un pantin? Ne sombrons pas immédiatement dans le scénario de science-fiction….
Autre problème de taille ; l’utilisation des joueurs absents des terrains depuis des lustres afin de parfaire des trades. Deniers exemples en dates : les droits sur le senior Aaron McKie lors du trade de Gasol, ou encore ceux de l’illustre Keith Van Horn durant celui de Kidd. Des pratiques honteuses mais publiquement assumées par les GM. De même que les allers-retours prévisibles des joueurs inclus dans un trade, qui partent et re-signent ensuite dans leur équipe d’origine. Depuis 2005, la «Gary Payton rule» a été décrétée, en l’honneur du Glove, qui avait re-signé à Boston 3 jours après avoir été envoyé aux Hawks dans le cadre du trade d’Antoine Walker. Un joueur doit maintenant attendre 30 jours pour paragrapher un nouveau contrat avec la dite équipe. Pas assez dissuasif si les contrôleurs se fient à Jerry Stackhouse, s’époumonant à force de radoter au sujet de son vrai-faux départ provisoire des Mavericks. À cause de cette assourdissante finesse, la maison-mère sera finalement forcée d’intervenir en excluant illico presto le Stack’ du pack. Tant pis pour Dallas, les voisins Spurs ne se cachent pas de tenter la même astuce avec Brent Barry, un brin plus subtil. Sûrement grâce à la formation d’espion reçue par Pop’…

Ces zones d’ombre – coïncidences hasardeuses ou stratégies complexes – mériteraient toutefois beaucoup plus de transparence, notamment via l’éventuelle création d’une instance spécialisée dans le inspection des trades, aussi bien sur le plan légal que légitime. Histoire de vérifier que le principe d’équité est bel est bien respecté… Utopique?

Etoile filante?

•février 19, 2008 • Un commentaire


Question pour 200.000 euros : cette photo date-t-elle de 2006, 2008, 2009, 2010 ou 2018?

Bulletin légèrement space en raison de l’évènement planétaire (si si), le All-Star Week-end. Voici une compil’ de mes réactions personnelles au fil du déroulement de différents show.

Vendredi : La NBDL s’éclate, tout le monde s’en tape… Le match des célébrités, le moment où chacun peut se dire devant sa téloche “il y a plus mauvais que moi sur un parquet”. Deion Saunders a toujours autant la classe… Je donnerais bien une leçon de jeu dos au panier à Alyssa Milano… Antawn Jamison squatte les stands de dégustation, tandis que Shaq fait coucou à Bill Walton depuis les tribunes… C’est officiel, Chris Tucker possède le shoot le plus laid jamais vu… Nathan de la série “One Tree Hill” vient de casser son mythe de baller talentueux… Terrell Owens débarque… Terrell Owens dunke : l’enfoiré vient de me réveiller… Terrell Owens MVP… Bon ben un Celebrity Game à l’image des autres : moche. Soyons masochistes jusqu’au bout : regardons le Rookie Game…. Kevin Durant n’a pas trouvé plus flashy comme sneakers… Bargnani a été drafté en 1ere position pour de vrai?… Sean Williams est aussi gracieux que Regine… Boobie Gibson et son étoile ridicule ancrée dans le crâne s’entraînent en vue du 3-pts Contest… Le seul gueux debout dans la salle? LeBron… Rajon Rondo a eu grandement raison de ne pas s’inscrire au Slam Dunk Contest… Enième déculottée des rookies (109-136), Daniel Gibson MVP, au dodo.

Samedi : Chris Paul devrait tenter ses trois points depuis le milieu de terrain en match : 4 d’affilée au warm-up, c’est sévère. David Robinson prouve une nouvelle fois qu’il a besoin de Duncan pour remporter quelque chose, ici le Shooting Stars… put*** il a encore grossi Bill Laim -”beer”… C’est horrible de le déclarer, mais le melon du rejeton Kidd n’a pas dégonflé (au sens propre, à l’inverse de Papa…)… Dwyane “moufle” Wade a hérité du toucher de balle d’Olowokandi… 15 ans de carrière et Jason Kidd n’a toujours pas acheté l’option “shoot”… Deron Williams coule CP3 at home, to be continued… R.I.P. (c’est le cas de le dire) Hamilton, élu couillon du Week-End après avoir gratté la ligne sur la moitié de ses tentatives sous les yeux des 10000 caméras de TNT… En s’entraînant en compagnie de Shaq, Steve Nash apprend minutieusement l’art du parpaing… Jason Kapooooono bas le fer tant qu’il est chaud, et claque un score abusé de 25, Game Over, dans ta face “Nibard”… Ejaculation – HE’S A VIDEO GAME, HE’S NOT A REAL PERSON – Ejaculation – I LEAVE MY JOB – Personne n’a conservé un Kleenex? Victoire historique de Dwight “Superman” Howard lors d’un Slam Dunk Contest de folie. Vous pourrez critiquer tant que vous voudrez, jamais un type avec de telles mensurations n’a jumpé de la sorte. Au passage, Jamario Moon devrait arrêter de tourner des vidéos fakes, et Rudy Gay ne passer que des lays-up en contre-attaque jusqu’à la saison prochaine.

Dimanche : Rasheed Wallace tape des pas de danse mythique, tout en gérant la minette blonde postée à sa droite. Quel beau gosse… D12 vole comme Superman, mais danse pas mieux que Superwoman… 3 minutes de jeu, pied de nez ultime du duo Kobe Bryant / Byron Scott en direction du Comi(que) Stern… et de Baron Davis… Vous avez signalé à Iverson que ce n’était pas une balle au prisonnier?… ZzzzZZzz… Euh, il est resté à San Antonio Tim Duncan?… Ah non, il vient d’assassiner un cameraman sur une tentative longue distance… Yao Ming mériterait d’être rapatrié au pays du Soleil Levant tellement sa prestation est honteuse… C’est moi ou James a soudoyé la table de marque?… ZzzZzZZz… Dire que Melo(drame) Anthony a été sélectionné à la place de Marcus Camby… Alley-Oop des familles Kidd-LBJ-D12… Encore une connection Kidd-LeBron, le meneur ne préférait pas plutôt aller s’enterrer à Cleveland… ZzzzzZZZzzz… D’ailleurs Kidd joue son dernier match sous le logo des Nets… KG peut aussi gueuler comme un porc depuis le banc en costard… J’avais pas compris qu’ils disputaient un match de handball… ZzzzZZZzzz… Waou le score est encore serré… Chris Paul a carrément la classe… Pouaaa Stoudemire vient de pét** un câble, ainsi qu’un slam sur le museau de D12… Jesus Allen, pitié sort nous des money time similaires en Playoffs… Pouaaaa LeBron James incarcéré pour multiple homicide, rentre aux vestiaires Dirk… Kidd bizute son futur partenaire aux Mavs, on t’avais prévenu le “Clutcherkid”… Bim la bâche de Wade, on t’avais prévenu Dirk t’iras pas pleurer… Doublé des Cavs avec le titre de MVP dans la poche de King James. David, c’est pour quand le remaniement du match des étoiles, type “Amérique du Nord VS Reste du Monde”? Juste pour savoir, c’est pas qu’on s’ennuie hein…

Joyeuse Saint Valentin Jason

•février 14, 2008 • Un commentaire


Le nouvel ennemi public numéro 1 des Texas Rangers.

Episode 1: A quelques jours de la clôture officielle du marché des transferts, chacun tente de se faire une place au soleil. Dépité d’assister à la fuite des compères Gasol et Shaq, Jason Kidd commence réellement à flipper de se retrouver sur le carreau, c’est-à-dire supporter l’insupportable Vince Carter 6 mois de plus. Un appel au secours désespéré que seul le grand manitou Mark Cuban pouvait entendre. Absent des tabloïds depuis déjà trop longtemps, le Boss des Mavs ne pouvait laisser échapper l’occasion de réaliser une ânerie retentissante : dévaster son équipe en échange d’un papy de 35 ans aux rotules robotiques. Sur le plan marketing, c’est forcément une réusite : papa Kidd rentre à la maison, distille quelques sizzling dimes dont il a le secret, vend des milliers de jersey, tandis que Mr Chabenisky (de son vrai nom) régale ses fans. Pourtant, en analysant cette affaire en profondeur, on se rend compte que le trade s’apparente à un McDo’ : c’est diablement bon, tant qu’on ne s’attarde pas sur les ingrédients, qui dégouteraient n’importe quel amateur de Maxi Best Of.
Se délester de Devean George, dorénavant à la rue, de Maurice Ager plus 3 millions de dollars n’est pas un problème. Pas autant que récupérer Malik Allen. Jerry Stackhouse re-signerait à Dallas 30 jours après le trade. Le hic se situe au niveau des autres éléments : Desagna Diop, Devin Harris et 2 futurs premiers rounds de draft. Le premier, pivot solide aux mains carrés n’est pas indispensable au roster… Sauf si le seul intérieur de métier qui reste se nomme Erick Dampier. En virant le Sénégalais, les Mavs déboisent un secteur intérieur déjà très clairsemé. Sachant que les matches de Playoffs se gagnent sous le cercle, ce placement ne semble pas si judicieux. Pire, se débarrasser de l’explosif Devin Harris relève de l’hérésie! Le perce-muraille attitré des Texans dynamite de nombreuses défenses cette saison, et parvient à contenir les meneurs rapides. Une pépite de 24 ans en constante progression échangé contre un magicien en fin de carrière, pari risqué.
A l’instar des autres transferts, la politique Kidd viserait donc le très court terme : viser le titre cette année, pas la suivante. Seulement, J-Kidd peut-il faire la différence à lui seul? Rien n’est moins sûr. Premièrement, le banc de Dallas ressemblerait à la face droite du visage de Franck Ribery. En Mai, il faut pourtant impérativement que les tauliers se reposent sur une seconde unités, les Suns le savent mieux que quiconque. Deuxio, Kidd demeure le seul guard à aligner des triple-doubles, mais ne peut plus physiquement dominer des lutins de type Parker/Paul/Iverson/Barbosa, nettement plus rapides. De plus, s’intégrera-t-il parfaitement au système actuel d’Avery Johnson, et quid de sa cohabitation avec Nowitzki? Beaucoup d’interrogations alors que le temps n’attend pas. Enfin, les Mavs ne parviennent même pas à gicler Jason Terry, et c’est bien le plus gênant.

Episode 2 : Le couac de l’année. Devean George en position de force, sûrement pour l’unique fois de sa carrière… et encore, pas sûr le parquet. Ce cher Devean, le même qui hurlait ses envies d’ailleurs à la face des rares médias l’écoutant, ne veut désormais plus partir! Situation cocasse, si cette décision ne bloquait pas la venue du bourreau des femmes (au sens propre) des Nets. En général, Cuban n’aurait même pas demandé son avis, mais là l’ex-forward des Lakers s’appuie sur un point précis du rigide réglement NBA.
Si seul Kobe Bryant possède une clause de “non-trade” stipulé dans son contrat, Devean George appartient à une caste de 18 joueurs possédant un contrat d’un an, et éligible à la “Early Bird exception” cet été (une forme mineure de la règle “Larry Bird”). Or, s’il venait à partir, Devean devrait abandonner ce “Bird right” lui conférant un bonus salarial. Ce statut lui offre en conséquence le pouvoir de décider de sa destination, donc de refuser un éventuel trade. Jamais le staff des Mavs n’imaginait une telle protestation. George se fiche totalement d’endosser le rôle du casse-c*******, en plus de se mettre juste toute une ville (voire une région) à dos : “c’est le business” résume-t-il.

S’il ne change pas rapidement d’avis, le rusé Devean – 0/11 aux tirs cette nuit pour l’anecdote – obligera les dirigeants à ramener Kidd avec une autre hypothétique proposition. Ou forcera le meneur à se taper VC jusqu’au printemps. Joyeuse Saint Valentin Jason… Dans le Jersey.

Le Shaq du désert

•février 13, 2008 • Un commentaire


Pat Burke a de la concurrence.

Aux millions de fidèles qui s’arrachaient les cheveux chaque jour devant leur écran, en attendant une mise à jour du blog, me revoilà. Raison de l’absence? Une semaine type “Koh-Lanta” en mer des Caraïbes : engloutir des ti ponch et planteurs locaux, bronzer sous un soleil de plomb, plonger dans une eau limpide, supporter les massages et séances de zouk auprès de la gente féminine, etc… Une mission véritablement ardue, mais dont je me suis acquitté avec mon sérieux et mon amour du travail bien fait habituel.
Afin de rattraper le retard, voici un rapide rapppel de l’info du mois, rédigée non pas par votre serviteur, mais par mon collègue Remy Deburssy, qui a grandemment assuré l’intérim!

LA Blague du mois

Les deux gaillards ont squatté ESPN toute la nuit et toute la journée. L’un, 150 kg, gros, vieux, fini, cramé, Heaté, tout ce que vous voulez, prêt à aller finir de griller son gros steak sous le soleil d’Arizonash. L’autre, 79 kg, abonné à la construction de murailles de briques depuis deux semaines et ayant décidé d’aller se défouler sur l’futur Hibashi d’O’Neal en jouant le cambrioleur en chef de Mister Nash. Alors comme ça Shaquille O’Neal vient aider Phoenix à choper la timballe. Shawn Marion lui va souterni le Heat dans la quête d’un tout autre trophée, celui de Slam Dunk Contest. « Quoi, Marion au SDC, j’savais pô ! ». Maaaais non. Mais regardez un peu : Shawn Marion, Dwyane Wade, Dorrel Write, Ricky Davis. Avec ça, vous voulez quoi, qu’ils gagnent des matches? On ne va pas s’attarder sur l’impact qu’aura le trade du gros bisounours, si D’Antoni va garder son Run & Gun ou va l’appeler « Shaq & Gun », « Run & Shaq », ou l’allonger, « Run, Gun & Shaq ». Ce que l’ont sait pour l’instant c’est que ce sera « Run sans Shaq » puisque notre Charal national, abonné Fleury Michon et autres est encore blessé deux semaines. En bonus, le Big Fella a tapé le clash avec le retraité Bill Walton, dorénavant consultant pour ESPN. A voir sur le site web de ces derniers.

PS : Rasheed Wallace au All-Star pour remplacer Garnett. Il a beau dire qu’il y va à contre coeur, notre Raweed préféré ne rechigne quand même pas l’invitation.