Premier tour : mes pronostics (Conf. Est)

1er, 66-16 vs 8ème, 37-44

Boston / Atlanta

Après neuf longues années de disette, les Hawks reprennent courageusement leur envol. Les minots d’Atlanta ont enfin confirmé un certain potentiel basketballistique en accrochant le dernier strapontin pour les Playoffs. Première véritable expérience pour la majorité de l’effectif donc, et pas des moindres puisqu’en face se dresse seulement Hulk. Le Big Three de Boston a faim de bagues et compte bien dévaster toute la conférence Est. Au minimum. L’occasion rêvée pour Joe Jonhson de prouver ses qualités de leader, et accessoirement tenter l’upset du millénaire. Ne nous voilons pas cependant la face : même si les Horford, J-Smoove & Co’ proposent un jeu spectaculaire et virevoltant, ils risquent d’être croqués par la défense acharnée ainsi que le réalisme des Cs. Seule véritable inconnue : la capacité du banc de Boston à suppléer le gargantuesque cinq majeur, relativement satisfaisant en saison régulière ; sans oublier les cojones de Doc Rivers, à qui l’échec est simplement prohibé. Concluons en métaphorisant : le géant vert va déguster un épi de maïs en guise d’apéro.

Pronostic: 4-0 Boston

4ème, 45-37 vs 5ème, 43-39

Cleveland / Washington

Jamais 2 sans 3, en piquant l’incipit du Pred national. L’armada de cavaliers, emmenée par LeBron, James, LBJ et #23. Les arrivées conjointes des décevants Delonte West, Wally World et little Ben Wallace n’ont finalement pas changé la face de la franchise : LeBron all the way. En même temps, l’ailier bionique a défoncé les défenses jusqu’en Finals l’an passé, alors pourquoi changer une formule efficace? Justement, les Wizards crient revanche. Les lancers-ratés de Gilbert Arenas en 2006 restent en travers de sa gorge, pas moins que l’overdose de blessures en 2007. En parlant d’infirmerie, le trio Hibaichi / Butler / Jamison va devoir retrouver des sensations extrêmement vite, sous peine de subir une sanguinaire sanction. Ajoutons la célèbre théorie du cercle qui se referme : jamais 2 sans 3. Deshawn Stevenson va regretter de l’avoir un peu (trop) ouverte.
Pronostic: 4-3 Cleveland

3ème, 52-30 vs 6ème, 41-41

Orlando / Toronto

Il serait temps que D12 domine. C’est bien gentil d’aligner des dunks barbares, de s’adjuger un Slam Dunk Contest en faisant le guignol, ou de frimer avec ses épaules de déménageur serbe (version black) biberonné à la créatine. Par contre, à la ligne «bousiller l’adversaire en Playoffs», Dwight Howard n’a pas encore coché la case. La saison explosive d’Hedo Turkoglu, la présence toujours gênante – bien que discrète – de Rashard Lewis devraient l’aider grandement dans sa tâche. Attention tout de même aux Raptors. Calderon et Anthony Parker ont la victoire dans le sang. L’Espagnol, a.k.a “58 assists pour 1 turnover” (true story), devrait d’ailleurs donner sévèrement le tourni au pauvre Nelson. Chris Bosh, en deça à l’image de la fin de campagne canadienne, jouera certainement sur ses qualités de shooteur extérieur afin d’éviter le mastodonte floridien. Rasho devra jouer des coudes sous le panneau. Avec le facteur X Kapono, artilleur en chef à 7 mètres, les pions de Sam Mitchell (hey oh, COY 07 tu te souviens?) peuvent croire en leur bonne étoile, la pression n’est pas sur leurs épaules. Probablement insuffisant pour dépuceler Orlando, mais largement assez pour lui titiller l’arrière-train. Proverbe jurassien : Il faut se méfier du dino’ qui dort.
Pronostic: 4-3 Orlando

2ème, 59-23 vs 7ème, 40-42

Detroit / Philadelphia

À Philadelphie, A.I. ne signifie dorénavant plus Allen Iverson. Andre Iguodala n’est pas une imitation, loin de là. Une pépite brute qui se polit au fil des matches, alignant des stats’ impensables. Le symbole du renouveau, du come-back aux affaires. Une qualification longtemps inespérée dans le coeur des abonnés du Wachovia Center, où résonnent encore les coups de génie de l’ex-lutin local. Le chef d’orchestre tellement sous-estimé Andre Miller a apporté une notable stabilité sur le parquet. Il mène la cadence, distribue aux athlètes Iguo’ et Carney, et s’y colle lorsque le score l’exige. Longtemps critiqué, coach Cheeks ferme aujourd’hui beaucoup de clapets. Une jolie saison qui va pourtant se conclure sans ménagement. Detroit is goin’ to work, ça rigole plus. Billups est chaud, Rasheed aussi. La boule de muscles (et de caféine) Jason Maxiell va sûrement pét** quelques côtes à Samuel Dalembert, sauf si le Haïtien apprend en express à réellement défendre durement, et encore… Un banc plus fourni, un vécu collectif nettement plus important, malgré un Prince déchu et une flippette nommée Saunders, le Palace va redevenir un enfer.
Pronostic: 4-0 Detroit

~ par gazettenba le avril 19, 2008.

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