Joyeuse Saint Valentin Jason


Le nouvel ennemi public numéro 1 des Texas Rangers.

Episode 1: A quelques jours de la clôture officielle du marché des transferts, chacun tente de se faire une place au soleil. Dépité d’assister à la fuite des compères Gasol et Shaq, Jason Kidd commence réellement à flipper de se retrouver sur le carreau, c’est-à-dire supporter l’insupportable Vince Carter 6 mois de plus. Un appel au secours désespéré que seul le grand manitou Mark Cuban pouvait entendre. Absent des tabloïds depuis déjà trop longtemps, le Boss des Mavs ne pouvait laisser échapper l’occasion de réaliser une ânerie retentissante : dévaster son équipe en échange d’un papy de 35 ans aux rotules robotiques. Sur le plan marketing, c’est forcément une réusite : papa Kidd rentre à la maison, distille quelques sizzling dimes dont il a le secret, vend des milliers de jersey, tandis que Mr Chabenisky (de son vrai nom) régale ses fans. Pourtant, en analysant cette affaire en profondeur, on se rend compte que le trade s’apparente à un McDo’ : c’est diablement bon, tant qu’on ne s’attarde pas sur les ingrédients, qui dégouteraient n’importe quel amateur de Maxi Best Of.
Se délester de Devean George, dorénavant à la rue, de Maurice Ager plus 3 millions de dollars n’est pas un problème. Pas autant que récupérer Malik Allen. Jerry Stackhouse re-signerait à Dallas 30 jours après le trade. Le hic se situe au niveau des autres éléments : Desagna Diop, Devin Harris et 2 futurs premiers rounds de draft. Le premier, pivot solide aux mains carrés n’est pas indispensable au roster… Sauf si le seul intérieur de métier qui reste se nomme Erick Dampier. En virant le Sénégalais, les Mavs déboisent un secteur intérieur déjà très clairsemé. Sachant que les matches de Playoffs se gagnent sous le cercle, ce placement ne semble pas si judicieux. Pire, se débarrasser de l’explosif Devin Harris relève de l’hérésie! Le perce-muraille attitré des Texans dynamite de nombreuses défenses cette saison, et parvient à contenir les meneurs rapides. Une pépite de 24 ans en constante progression échangé contre un magicien en fin de carrière, pari risqué.
A l’instar des autres transferts, la politique Kidd viserait donc le très court terme : viser le titre cette année, pas la suivante. Seulement, J-Kidd peut-il faire la différence à lui seul? Rien n’est moins sûr. Premièrement, le banc de Dallas ressemblerait à la face droite du visage de Franck Ribery. En Mai, il faut pourtant impérativement que les tauliers se reposent sur une seconde unités, les Suns le savent mieux que quiconque. Deuxio, Kidd demeure le seul guard à aligner des triple-doubles, mais ne peut plus physiquement dominer des lutins de type Parker/Paul/Iverson/Barbosa, nettement plus rapides. De plus, s’intégrera-t-il parfaitement au système actuel d’Avery Johnson, et quid de sa cohabitation avec Nowitzki? Beaucoup d’interrogations alors que le temps n’attend pas. Enfin, les Mavs ne parviennent même pas à gicler Jason Terry, et c’est bien le plus gênant.

Episode 2 : Le couac de l’année. Devean George en position de force, sûrement pour l’unique fois de sa carrière… et encore, pas sûr le parquet. Ce cher Devean, le même qui hurlait ses envies d’ailleurs à la face des rares médias l’écoutant, ne veut désormais plus partir! Situation cocasse, si cette décision ne bloquait pas la venue du bourreau des femmes (au sens propre) des Nets. En général, Cuban n’aurait même pas demandé son avis, mais là l’ex-forward des Lakers s’appuie sur un point précis du rigide réglement NBA.
Si seul Kobe Bryant possède une clause de “non-trade” stipulé dans son contrat, Devean George appartient à une caste de 18 joueurs possédant un contrat d’un an, et éligible à la “Early Bird exception” cet été (une forme mineure de la règle “Larry Bird”). Or, s’il venait à partir, Devean devrait abandonner ce “Bird right” lui conférant un bonus salarial. Ce statut lui offre en conséquence le pouvoir de décider de sa destination, donc de refuser un éventuel trade. Jamais le staff des Mavs n’imaginait une telle protestation. George se fiche totalement d’endosser le rôle du casse-c*******, en plus de se mettre juste toute une ville (voire une région) à dos : “c’est le business” résume-t-il.

S’il ne change pas rapidement d’avis, le rusé Devean – 0/11 aux tirs cette nuit pour l’anecdote – obligera les dirigeants à ramener Kidd avec une autre hypothétique proposition. Ou forcera le meneur à se taper VC jusqu’au printemps. Joyeuse Saint Valentin Jason… Dans le Jersey.

~ par gazettenba le février 14, 2008.

Une réponse to “Joyeuse Saint Valentin Jason”

  1. “Premièrement, le banc de Dallas ressemblerait à la face droite du visage de Franck Ribery”
    So good :p
    Quant à la défense des Mavs, avec un Kidd trop vieux et un Dirk trop teuton, elle sera aussi belle que le jump shot de Shawn Marion.

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